Chargement

Nous avons tous peur à un moment ou à un autre (les mères qui travaillent ont certainement des craintes au sujet de nos enfants, de nos carrières). La peur est une émotion naturelle et nécessaire qui nous envoie un signal d’avertissement pour que nous soyons prudents et prudents. Ces sentiments s’étendent jusqu’à nos terminaisons nerveuses et stimulent tous nos sens, nous mettant en état d’alerte, ce qui peut nous faire peur.

Quand j’étais petite et que je devais monter les escaliers et descendre un couloir sombre pour entrer dans ma chambre à coucher, je craignais souvent qu’il y ait quelqu’un dans le placard ou sous le lit. Je suppliais ma grand-mère de rester au lit avec moi jusqu’à ce que je m’endorme, et parfois cela prenait des heures. Quand elle est partie, mes sœurs me jouaient des tours en rampant dans la pièce et en faisant des bruits de coups sous mon lit. C’était pétrifiant. De temps à autre, j’éprouve encore ces sentiments de peur lorsque je me trouve dans un endroit inconnu ou lorsque je vais à l’hôtel tard le soir.

Cela vous semble familier ? Si c’est le cas, il sera plus facile d’établir un lien avec la peur de votre enfant des endroits sombres ou nouveaux. Même si vous trouvez ces craintes un peu ridicules ou non fondées, il est important de faire preuve d’empathie envers votre enfant. La capacité de naviguer dans les sentiments de peur, de se réconforter et de développer des mécanismes d’adaptation sont essentiels à la croissance saine et au bien-être à long terme.

Notre imagination vive et débridée peut évoquer tant de choses étonnantes, à la fois belles et effrayantes, selon les conditions et l’environnement. Notre cerveau est construit pour créer des modèles et des systèmes, et nous utilisons toujours l’information que nous recevons pour relier les points et créer un récit pour expliquer nos expériences. C’est pourquoi les lumières à l’extérieur de nos fenêtres projettent des ombres monstrueuses sur le mur de la chambre à coucher et le cliquetis de vieilles pipes appelle des images fantomatiques.

Les écrans d’aujourd’hui (du téléphone à la télévision) fournissent souvent du contenu dans un contexte émotionnel aigu, conçu pour surprendre et choquer. Lorsque des enfants impressionnables (et même des adultes) sont exposés à des médias très stimulants et pleins d’anxiété, un sentiment d’incertitude et de crainte peut créer une base d’insécurité facilement déclenchée par des environnements nouveaux ou inconnus comme des endroits sombres.

Bien sûr, les enfants expriment souvent la peur de l’obscurité au coucher. C’est en fait le moment idéal pour les aider à gérer ces sentiments inconfortables. Avec le temps et la patience, ces craintes finissent par s’estomper. Ce que vous pouvez faire :

Faites savoir aux enfants qu’ils sont en sécurité. Il s’agit d’un premier pas essentiel, car lorsque les enfants ne se sentent pas en sécurité, ils ne peuvent pas penser clairement. Ce type de stress entraîne un manque de sommeil et des tensions cognitives. Alors, tenez votre enfant. Dites-lui qu’elle est en sécurité, mais que vous voulez en savoir plus sur les raisons pour lesquelles elle a peur. Dis-lui que tu ne vas nulle part tant qu’elle n’est pas prête.

Aidez-les à prendre le contrôle. Ed Emberley a écrit un livre fantastique intitulé Go Away, Big Green Monster ! qui sépare littéralement le monstre à l’aide d’un livre bien conçu, une page à la fois. C’est une métaphore fantastique sur la façon de décomposer les choses effrayantes et de les traiter en petits morceaux. La fin du livre dit : “Et ne reviens que si je le dis !” Maintenant, à quel point c’est stimulant !

Qu’ils mangent pour dormir. La nourriture joue un rôle puissant dans notre corps et dans la chimie du cerveau. Le sucre et les aliments transformés activent le cerveau. Essayez donc les collations du soir comme les amandes, qui contiennent du tryptophane et du magnésium et réduisent la fonction musculaire et nerveuse. Le fromage et les autres produits laitiers sont également un excellent choix. Le thé à la camomille ou à la mélisse avec une goutte de miel est apaisant et favorise le sommeil.

Évitez les médias anxiogènes. Regardez ce que vos enfants regardent. Vous remarquerez comment l’exposition aux nouvelles ou à une émission qui n’est pas bien adaptée à leur tempérament ou à leur âge va semer le sol par peur de l’obscurité ou de l’inconnu. Si cela se produit, parlez-en et expliquez qu’il ne s’agit que d’un programme et non de la vie réelle. Mieux encore, essayez de garder ces expériences hors de la vie de votre enfant.

Parler, dessiner et élaborer des stratégies de nombreuses façons. Vous pouvez essayer de prétendre que la peur n’est pas une grosse affaire, mais elle ne disparaîtra pas si vous ne l’abordez pas, un peu comme le monstre dans le placard. Si votre enfant a peur, croyez-le sur parole. Regardez sous le lit et ouvrez le placard. Parlez de ce qu’il ressent et pourquoi il le ressent. Il est parfois utile de demander à votre enfant de dessiner ses peurs et de l’encourager à vous parler à travers les images. Stratégies pour éliminer la peur : Qu’en est-il d’une lampe de poche au lit ? Pourquoi pas une veilleuse ? Est-ce qu’un talkie-walkie fonctionnerait ?

Utilisez la pensée magique. L’imagination merveilleuse de nos enfants crée des monstres et des peurs terribles, mais ils peuvent aussi aider à les faire partir. Demandez à votre enfant d’imaginer ce qu’il ferait pour changer l’histoire. Comment ferait-elle lever le brouillard ? Comment utiliserait-elle ses pouvoirs magiques pour sortir le troll de sous le lit ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En haut